Il y a plus d’un siècle, dans le feu de la Première Guerre mondiale, paraissait à Zurich une brochure anonyme signée du pseudonyme « Junius ». Ecrite par Rosa Luxemburg depuis une prison allemande, elle rencontra un puissant écho au sein du mouvement ouvrier international.
Rosa Luxemburg y annonçait que « la société bourgeoise se trouve à la croisée des chemins : soit en transition vers le socialisme, soit en régression vers la barbarie ».
Cette prédiction audacieuse, qu’elle attribuait à Friedrich Engels, est devenue l’un des mots d’ordre les plus célèbres du marxisme : « socialisme ou barbarie ».
Un siècle plus tard, ces mots n’ont rien perdu de leur vigueur. Ils condensent à la perfection l’époque présente : un système social parvenu à un stade de déclin avancé ; une classe dirigeante dégénérée et incapable de résoudre les maux de l’humanité ; enfin, une lutte à mort des opprimés contre le vieil ordre établi, dont l’issue tranchera le sort de la classe ouvrière mondiale – son triomphe ou sa ruine.
Cette alternative, le Soudan en offre une image frappante. Aussi l’article central du présent numéro de Défense du marxisme est-il consacré aux enseignements de cette révolution manquée.
Ascension et déclin
Contrairement à un préjugé libéral autrefois très en vogue, l’histoire – comme le progrès humain – ne suit pas une lente ascension graduelle et continue. La courbe de l’histoire est alternativement ascendante et descendante ; elle est ponctuée de progrès fulgurants, mais aussi d’effondrements spectaculaires.
Visitez les ruines majestueuses, mais désolées, des cités mayas ; ou montez au sommet des vestiges du mur d’Hadrien, qui marquait la frontière de l’Empire romain. Vous aurez alors un aperçu d’une des lois les plus profondes de la dialectique : « tout ce qui existe mérite de périr ».
Ceci dit, il ne suffit pas de constater l’essor et la disparition des civilisations passées ; il faut aussi en comprendre les logiques sous-jacentes. Depuis des siècles, historiens et philosophes s’évertuent à percer ce mystère. Récemment, la BBC a même diffusé une série documentaire intitulée « Civilisations : Ascension et Déclin », qui retrace l’effondrement de Rome, de l’Egypte ptolémaïque, de l’Empire aztèque et du Shogunat Tokugawa (au Japon).
Sans entrer dans l’analyse du contenu de cette série (qui ne le mérite guère), il est frappant de constater que les analogies avec notre époque y sont explicitement reconnues. Le Guardian, par exemple, n’hésitait pas à titrer : « Une série qui vous désespèrera de la déchéance de notre propre société ».
Le déclin et la chute des civilisations sont généralement imputés à de « mauvais dirigeants » – des empereurs incompétents, voire fanatiques, etc. –, ou à des causes extérieures, telles que des catastrophes naturelles ou des épidémies. Sans nier le rôle que jouent de tels facteurs, le déclin irréversible d’une civilisation entière ne saurait s’expliquer par de simples erreurs individuelles. Une telle interprétation soulève aussitôt cette autre question : « pourquoi leurs dirigeants ne cessaient pas de commettre des erreurs ? ». C’est d’ailleurs la question que se posent beaucoup de gens à propos des politiciens contemporains.
Karl Marx fut le premier à percer le secret du processus par lequel naît et meurt une civilisation. La préface de sa Contribution à la critique de l’économie politique, publiée en 1859 – la même année que L’Origine des espèces, de Darwin – expose brièvement et brillamment sa conception.
Suivant une démarche scientifique, Marx démontre que toute formation sociale repose sur des conditions matérielles particulières : non seulement un contexte géographique, mais aussi et surtout un ensemble bien défini de relations sociales à travers lesquelles les êtres humains créent les moyens nécessaires à la reproduction de la vie, conformément au niveau de technique qu’ils ont atteint.
Durant toute une période, le développement de ces rapports de production et des ordres social, politique et idéologique correspondants donnent un puissant élan à la croissance des moyens de production, de la science et de la technique – autrement dit, de ce que les marxistes appellent les « forces productives ». Tant que celles-ci se développent, l’ordre social se renforce et emporte tout sur son passage.
L’histoire abonde d’exemples attestant de ce phénomène : la diffusion de l’agriculture pendant la révolution néolithique ; l’apparition des Etats et des premières sociétés de classes à l’âge du bronze ; l’essor du système esclavagiste dans l’Europe et la Méditerranée antiques ; le « boom médiéval » consécutif à la consolidation du féodalisme ; et, bien sûr, l’irrésistible ascension du capitalisme industriel moderne. Cette liste est loin d’être exhaustive.
Mais toute chose finit par se transformer en son contraire. Comme l’explique Marx, les forces productives développées au sein d’un ordre social déterminé finissent par devenir trop puissantes et trop vastes pour les étroites limites de ce même ordre social. Alors s’ouvre une période marquée par la révolte des forces productives contre les rapports de production et d’échange.
A ce stade du processus, le maintien des vieux rapports de production entrave de plus en plus violemment tout développement ultérieur. Dans le même temps, l’accroissement des forces productives ne renforce plus l’ordre établi : au contraire, il le mine de l’intérieur – engendrant crises, guerres et révolutions.
Emergeant de la décomposition de l’Empire romain esclavagiste, le féodalisme prospéra pendant des siècles en Europe, avant d’entrer à son tour dans une décadence au cours de laquelle furent posées les bases du capitalisme. Ainsi, l’essor de tout système social contient les germes de sa propre dégénérescence, d’où s’épanouira un nouveau progrès – aussi lointain puisse-t-il paraître.
L’impérialisme
Qu’en est-il du capitalisme ? L’économie mondiale ayant connu diverses phases de croissance au cours du siècle écoulé, comment peut-on affirmer que ce système est entré dans un déclin irréversible ? La réponse réside dans la nature même de l’impérialisme, que Lénine a analysé dans L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, un chef-d’œuvre écrit la même année que la brochure de Luxemburg.
L’impérialisme n’est pas seulement la domination d’une nation sur une autre ; il s’agit d’un certain stade de développement du capitalisme mondial, marqué par le fait que certains rapports du stade précédent se transforment en leur contraire.
La « libre concurrence » entre les entreprises cède la place à la domination du marché par d’immenses banques et monopoles organiquement liés à l’Etat. Ce processus vaut tout autant pour la Chine – où l’Etat joue un rôle prépondérant dans l’économie – que pour les Etats-Unis, censés être la patrie de la « libre entreprise ».
Bien que ces monopoles aient davantage recours à la planification, celle-ci ne supprime pas l’anarchie du marché. Au contraire : elle l’aggrave, provoquant des crises toujours plus dévastatrices. Les concepts de « destruction créatrice » et de « main invisible du marché » sont remplacés, dans les faits, par des entreprises « trop grandes pour faire faillite ». En négociant des contrats publics extrêmement lucratifs, ou en exigeant leur renflouement à coups de subventions massives, ces mastodontes pillent l’Etat et créent des dettes publiques vertigineuses.
Alors, la classe capitaliste devient complètement parasitaire. La croissance économique – dans la mesure où il y en a une – est tributaire de l’Etat et d’une armée de travailleurs salariés. Loin d’être renforcée, la classe dirigeante est toujours plus superflue.
C’est d’autant plus visible dans les anciennes puissances impérialistes d’Europe, où le règne des bourgeoisies s’est soldé, ces dernières décennies, par la désindustrialisation, la stagnation économique et le démantèlement des services publics. Le pourrissement du capitalisme se manifeste partout, et notamment dans des inégalités abyssales.
En fait, jamais dans l’histoire une classe dirigeante n’a été aussi parasitaire, détachée du réel et mure pour son propre renversement.
Cette décadence trouve une expression dans la dégénérescence intellectuelle, morale et psychologique de la classe dominante. C’est ce qu’incarne le banquier et trafiquant sexuel Jeffrey Epstein, dont le sordide réseau de « clients » englobait des familles parmi les plus riches et puissantes du monde occidental. Or ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg.
La domination de l’impérialisme a également porté les guerres et les génocides à des niveaux inédits. En ce sens, le plus haut niveau de civilisation atteint par l’humanité produit nécessairement son contraire : la barbarie.
Il en fut ainsi tout au long de l’histoire du capitalisme moderne. A l’aube de son développement impérialiste, la Conférence de Berlin (1884) instituait l’infâme doctrine de la terra nullius (la « terre inhabitée ») : des Etats furent saccagés et des populations exterminées dans le but d’ouvrir des territoires aux puissances impérialistes européennes.
La soif insatiable des monopoles pour des ressources, des marchés et des champs d’investissements a conduit les Etats capitalistes les plus puissants à se mener une lutte incessante pour le partage du globe – et à sacrifier 100 millions de vies dans le carnage de deux guerres mondiales.
Même durant l’âge d’or de la mal nommée « Pax Americana », nous avons assisté à une guerre d’extermination lancée par l’impérialisme américain contre le peuple vietnamien. A l’époque, un général américain a sobrement résumé cette barbarie : « Nous allons les bombarder jusqu’à les renvoyer à l’âge de pierre ».
De nos jours, il ne manque pas d’exemples illustrant les atrocités de l’impérialisme. Dans les horreurs infligées aux populations de Gaza, du Darfour et du Congo, on mesure la justesse de l’avertissement formulé par Rosa Luxemburg : « La victoire de l’impérialisme signifie l’anéantissement de toute civilisation. »
Et si rien n’est fait pour mettre un terme au désastre environnemental, il se peut que cette perspective se réalise de la façon la plus complète et la plus littérale.
Lutte des classes
Face à ces abominations, la plupart des gens sont tellement saisis d’effroi qu’ils ne croient plus possible de comprendre le monde d’un point de vue rationnel. C’est ce qui explique l’actuel regain d’intérêt pour la religion et les théories du complot. Nombreux sont ceux qui vont jusqu’à évoquer « la fin du monde » – que celle-ci résulte d’une intelligence artificielle devenue incontrôlable, d’une guerre nucléaire ou d’autres causes.
Cette angoisse apocalyptique n’est pas nouvelle : elle était déjà largement répandue dans les derniers temps du féodalisme, aux XIVe et XVe siècles. Or, comme on le sait, il ne s’agissait pas de la fin du monde, mais seulement d’un ordre social obsolète.
Dans de telles périodes, le progrès implique de s’arracher des décombres d’un système déclinant et de le remplacer par un ordre nouveau, fondé sur des rapports sociaux foncièrement différents.
L’essence d’une révolution consiste précisément à libérer les forces productives en liquidant les vieux rapports de propriété. Toutefois, les révolutions ne sont pas réalisées par les forces productives elles-mêmes ni par des abstractions vides, comme « l’humanité » ou « l’histoire ». Elles sont menées par des êtres humains vivants, lesquels sont divisés en classes sociales aux intérêts antagonistes.
Marx remarquait que « l’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle peut résoudre ». Plus un système social se développe, plus il crée les forces matérielles requises pour son renversement, y compris une nouvelle classe sociale à même de faire advenir un nouvel ordre social. Sous le féodalisme, ce rôle incombait à la bourgeoisie. Aujourd’hui, c’est sur la classe ouvrière que reposent les espoirs de l’humanité.
Ce n’est pas là une simple profession de foi. La classe ouvrière produit l’écrasante majorité de la richesse mondiale. Et à de nombreuses reprises, les travailleurs ont prouvé qu’ils pouvaient prendre en main la production et l’organiser plus efficacement sans l’inutile fardeau des patrons et des propriétaires fonciers.
Du fait de sa position dans les rapports de production, la classe ouvrière est inéluctablement poussée à lutter contre la classe dirigeante et l’ordre établi. Depuis son arrivée sur la scène de l’histoire, les travailleurs sont à l’avant-garde de chaque mouvement de libération et de progrès.
Ainsi, « socialisme ou barbarie » signifie que la victoire sur l’impérialisme et le vieil ordre capitaliste agonisant ne saurait advenir sans la conquête du pouvoir par la classe ouvrière. Néanmoins, force est de reconnaître que la classe dominante ne reculera devant rien pour l’empêcher, quitte à compromettre sa propre civilisation.
Lorsqu’en 1871, les ouvriers de Paris furent massacrés, les tueries étaient si sauvages, et l’odeur des cadavres si insoutenable, que même la « respectable » presse bourgeoise implora les autorités d’y mettre un terme. Au XXe siècle, la bourgeoisie européenne déchaîna le monstre du fascisme pour écraser le mouvement ouvrier et, ce faisant, sauver son système.
Plus récemment, la classe dirigeante soudanaise n’a pas hésité à s’appuyer sur les chiens enragés des Forces de Soutien Rapide pour anéantir le mouvement révolutionnaire. Pendant des années, cette force paramilitaire a été entraînée et financée non seulement par l’Etat soudanais, mais aussi par des puissances étrangères. Le résultat en est la destruction du pays.
Le sort du Soudan est un puissant avertissement : toute révolution qui s’arrête au seuil du renversement complet de la bourgeoisie et de son Etat court à sa perte.
Le Parti
On peut raisonnablement se demander : si la classe ouvrière est vraiment capable de renverser le capitalisme et de balayer le vieil ordre pourrissant, pourquoi n’y est-elle pas déjà parvenue ?
La survie du capitalisme et de l’impérialisme ne peut pas être imputée à un manque de courage ou de combativité des travailleurs. Au cours des 100 dernières années, la plupart des pays de la planète ont été secoués par de puissants mouvements de masse qui posaient directement la question du pouvoir.
Et pourtant, dans leur écrasante majorité, ces mouvements n’ont pas débouché sur le renversement du capitalisme. L’expérience du siècle dernier a donc démontré – sans l’ombre d’un doute – que la puissance et l’héroïsme des masses, bien qu’absolument essentiels à toute révolution, ne suffisent pas en eux-mêmes à transformer la société.
Ce qui est requis, c’est une organisation et, par-dessus tout, une direction à la hauteur des immenses tâches historiques, c’est-à-dire capable de mener la lutte jusqu’à sa victoire finale. C’est précisément parce que ce facteur décisif faisait défaut que tant de révolutions se sont soldées par des échecs cuisants.
Ces revers n’ont pas découlé de simples accidents ou d’erreurs individuelles. Lorsque les masses se mobilisent, il est naturel qu’elles se tournent d’abord vers les figures et les organisations qui leur sont familières, ou encore celles qui semblent offrir la voie de moindre résistance. Mais ces organisations se révèlent alors dépassées et désemparées par les événements.
A travers une douloureuse expérience pratique, les jeunes et les travailleurs finissent par tirer des conclusions révolutionnaires. Mais de tels enseignements ne sauraient être improvisés sur le moment, et le rôle d’une direction révolutionnaire est justement de leur donner une expression consciente. En l’absence d’une telle direction, le mouvement aboutit fatalement à une impasse, comme ce fut le cas au Soudan.
La tâche centrale du parti révolutionnaire est de se lier à la conscience en développement des masses, dans le but de conquérir la direction du mouvement à temps – c’est-à-dire avant que les forces de la réaction ne parviennent à le démobiliser ou à l’écraser.
La construction d’un tel parti est un travail difficile, et c’est pourquoi il doit être mené avant que le volcan de la révolution n’entre en éruption. Dans sa réponse à la brochure de Rosa Luxemburg signée « Junius », Vladimir Lénine soulignait l’urgence d’édifier une telle organisation :
« Le plus grand défaut de tout le marxisme révolutionnaire en Allemagne, c’est l’absence d’une organisation illégale bien serrée qui suivrait systématiquement sa ligne et qui éduquerait les masses dans l’esprit des nouvelles tâches qui s’imposent… »
Ces mots prennent une résonance particulière à la lumière de la révolution allemande de 1918. Certes, Luxemburg et d’autres marxistes entreprirent la tâche cruciale de construire une direction révolutionnaire. Mais lorsqu’ils fondèrent le Parti Communiste Allemand, en décembre 1918, la révolution avait déjà éclaté. Moins d’un mois plus tard, l’assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht porta un coup décisif à cette jeune organisation inexpérimentée.
L’histoire regorge d’exemples analogues. La puissante vague révolutionnaire qui déferla sur l’Europe, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, aurait pu radicalement modifier le cours des événements. Malheureusement, en canalisant cette vague vers des voies inoffensives pour la classe dirigeante, les directions des Partis communistes de l’époque en ont sciemment sapé le potentiel.
Si un Parti Communiste révolutionnaire de masse avait été patiemment construit dans le tumulte des années 1960, il aurait été possible de renverser le capitalisme jusque dans la plus grande puissance impérialiste de la planète, les Etats-Unis.
Entre 2019 et 2021, le pouvoir était à portée de main des jeunes et des travailleurs soudanais. S’ils ne s’en sont pas emparés, c’est seulement parce que leurs dirigeants n’ont eu de cesse de contenir le mouvement dans le cadre « sûr » d’une transition graduelle et pacifique vers la démocratie – une perspective pourtant exclue par la nature même du capitalisme soudanais.
On ne peut s’empêcher de penser aux masses espagnoles qui, durant la guerre civile des années 1930, auraient pu arracher le pouvoir à la bourgeoisie à maintes reprises ; mais elles en ont été empêchées par leurs dirigeants, au nom de « l’ordre ». Le résultat fut une réaction effroyable, la même qui accable aujourd’hui le Soudan.
Dès lors, le dilemme historique – « socialisme ou barbarie » – se ramène à une question politique concrète : celle du parti révolutionnaire.
Pas de temps à perdre
La barbarie n’est pas un horizon lointain ; elle est déjà sous nos yeux et se propage chaque jour davantage. Mais ce n’est pas une raison pour perdre espoir.
Conformément à la profonde idée de Marx selon laquelle « l’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle peut résoudre », des possibilités existent partout pour bâtir le parti mondial de la révolution. Un tel potentiel est même inédit dans l’histoire.
A l’échelle mondiale, jamais la classe ouvrière n’a été aussi puissante. Dans le même temps, la plupart des classes dirigeantes sont plus faibles qu’elles ne l’ont été depuis des décennies. Enfin, toute une génération se radicalise sous le drapeau des « révolutions de la Gen Z ».
La classe ouvrière et les masses opprimées ne se laisseront pas docilement précipiter en enfer par les classes dirigeantes. Les mouvements qui murissent seront tels qu’ils éclipseront toutes les révolutions antérieures.
C’est pourquoi les marxistes doivent dès à présent s’organiser, convaincre la couche la plus avancée des travailleurs et de la jeunesse, ériger des partis composés de milliers de communistes aguerris, capables de se lier aux luttes titanesques à venir et de préparer la conquête du pouvoir par la classe ouvrière.
S’il y a bien un enseignement à retenir de l’histoire, c’est que cette tâche ne sera ni aisée ni linéaire. Cependant, il n’existe pas de cause plus noble.
Le Soudan nous donne à voir l’ampleur des enjeux. Avançons donc, pleinement conscients des défis qui nous attendent, et doublement déterminés à briser tous les obstacles qui se dresseront sur notre route.

